
En 1792, l'explorateur Sir Alexander Mackenzie remonte la rivière et hiverne en 1793 dans la partie aval de la rivière. Il s'y réfère sous le nom de "Unjegah" un mot autochtone qui signifie "Grande rivière". Un nom qu'elle n'est pas seule à porter ! "Peace river" tire son origine de "Peace Point", à proximité du lac Athabasca, où fut signé le traité de paix qui mit fin à des décades d'hostilités entre les tribus indiennes Beaver-Athabascan et Cree. Le traité établit que les Beaver occupent le nord de la rivière et les Cree le Sud, une solution de bon sens en fait, dont on pourrait peut-être s'inspirer pour résoudre certains conflits contemporains, sans fin eux aussi.. .
Des négociants comme Peter Pond, avaient précédé Sir Alexander Mackenzie et de nombreux autres, en particulier des négociants en fourrure, l'ont suivi, faisant de la rivière un axe de transport important. À partir de 1805-1806, on construit cinq forts différents aux alentours de Fort St John, et Simon Fraser fait ériger en 1805 un poste stratégique à Hudson's Hope, où commence le parcours navigable.
De nos jours la plus grande menace qui pèse sur la région est la richesse minière et pétrolière qui attire la convoitise des grandes compagnies, peu respectueuses de l'environnement (C'est peu dire !). Un projet hydroélectrique menace également la partie de la rivière des Esclaves situées entre Fitzerald et Fort Smith, un des joyaux du Canada.

