lundi 29 juin 2009

Bientôt à Peace River Village


Message de dimanche 28 juin- 21h00-
Position : 55° 55’ 37’’ N / 117° 57’ 17.3‘’ W

Je me trouve à mi-chemin entre Dunvegan Bridge et le village de Peace River : 50 kms en amont du village. Le temps n’est pas terrible, plutôt pourri. La journée de vendredi a été rude : vent, pluie et je suis arrivé trempé après une étape écourtée. Depuis, ça s’améliore un peu tout en restant mitigé... MAIS…la rivière est fabuleuse pour la faune : des orignaux, des ours noirs, des coyotes difficiles à voir qui donnent des concerts toutes les nuits. Beaucoup de ''deers" (daims?) et pour les oiseaux, des aigles et, ce qui me surprend aussi au sud et à cette saison, des bernaches.
Voilà. Demain, Peace River et un jour de repos si possible. À plus !

vendredi 26 juin 2009

Premier coup de pagaie à 11h...



Message du jeudi 25 juin - 21h00
Position : 56° 8' 38.9'' N / 120° 0' 21.5'' W

Parti ce matin. Un taxi m'avait déposé à 9h00 au bord de la rivière et en 2 heures le kayak était monté et chargé ! Encore une fois, surpris que tout le matériel ait pu être casé. Le kayak est un peu bas sur l'eau mais bon, ça va changer au fur et à mesure que je puiserai dans les réserves.
La rivière m’a bien surpris, je m’attendais à pas mal de présence humaine dans cette section mais non, passé Taylor et son… puits de pétrole (pas glorieux mais c’est ça !), la rivière redevient sauvage. Ce sera certainement plus beau au nord mais c’est déjà très sympa.
J’ai parcouru 70 kms depuis mon départ. Le temps est nuageux, venteux et la pluie n’est pas loin ce soir. Pas grave, mon camp est installé, je vais rentrer dans la tente...

mardi 23 juin 2009

Arrivé à Fort St. John et (presque) prêt au départ

Ours noir entre Watson Lake et Fort Nelson

Me voilà arrivé depuis ce matin 8h à Fort St. John. Le voyage a été superbe comme vous pouvez en juger en regardant les photos ci-dessous. Elles auraient méritées d'être recadrées et corrigées en contraste mais je ne peux pas à la "Public Library". Par contre 18 heures de trajet, c'est long et en arrivant, je suis allé dans un Motel c'est quand même plus simple pour tout conditionner et vérifier. Je pense partir sur la rivière demain après midi (mercredi) ou au pire jeudi matin. Fort St. John ne présente vraiment pas beaucoup d'intérêt, on sent que cette ville, métropole régionale de 18000 habitants, s'est développée très brutalement avec la découverte de gaz et de pétrole dans la région. De toute manière je suis pressé de voir tout mon matériel dans le kayak car je suis lassé de jouer les sherpas. Heureusement que la gentillesse des Canadiens fait qu'il y a toujours quelqu'un pour me proposer "I Can give you a hand"... Le prochain message sera donc depuis la rivière et laissé sur messagerie pour transcription. À bientôt donc et de manière indirecte.

Et même sur la route !


Bisons entre Watson Lake et Fort Nelson


Les jeunes Grizzlies suivent maman


Grizzly entre Watson Lake et Fort Nelson


dimanche 21 juin 2009

Réflexions au soleil...

Assis au soleil dans une zone de Whitehorse où, lorsque je suis venu pour la première fois il y a une dizaine d'années, il n'y avait que quelques constructions et qui est maintenant couverte de bâtiments commerciaux parfaitement intégrés à l'environnement, il m'est venue l'envie de faire un petit calcul pour voir où nous mènerait un taux de croissance de 3% considéré par nos politiciens très intelligents et désireux de se payer la dernière rolex comme un minimum pour que tout aille bien. Je suis parti sur la base d'une production de 1 en 2009 et voilà ce que ça donne sur un siècle. Bien entendu sur cette base, nous aurons disparu bien avant. Alors on se met à réfléchir et à agir pour changer de modèle de développement ou on continue comme ca ? Désolé pour cet intermède trop sérieux, mais je n'ai pas réussi à m'en empêcher, le lieu y est propice...

samedi 20 juin 2009

La Yukon River Quest


Beaucoup ont entendu parler de la célèbre course de chiens de traîneaux qui se déroule en février entre Whitehorse (Yukon) et Fairbanks (Alaska), alternativement, une année sur deux dans un sens puis dans l'autre. Moins connue, mais non moins difficile, bien que pour des raisons différentes, est la Yukon River Quest qui a lieu chaque année en juin. Elle se déroule en Canoe ou Kayak, sur 740 kms entre Whitehorse et Dawson City, ville mythique de la ruée vers l'or de la fin du 19 ème siècle. Cette partie de la rivière est sans nul doute la plus classique des descentes de la région, avec une différence de taille : la descente se fait habituellement en 10 à 15 jours alors que lors de la Yukon River Quest, par exemple en 2008, la première équipe l'a réalisée en moins de 40 heures ! Il en est bien entendu de cette course comme des marathons des grandes villes, chacun selon ses possibilités, avec une limite éliminatoire malgré tout. Cette année elle partira de Whitehorse le 24 juin. Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site officiel : http://www.yukonriverquest.com/

jeudi 18 juin 2009

Préparatifs

Et tout ça doit faire un kayak...

J'ai récupéré mon matériel et en particulier le kayak que je n'avais pas vu depuis que je l'ai expédié par transporteur d'Inuvik l'an passé, après la descente du Mackenzie. J'étais un peu inquiet car l'état de l'emballage de protection faisait craindre le pire. Mais le pire n'est jamais sûr et après l'avoir monté, tout est parfait et aucune pièce n'a été cassée ou voilée. Il a donc été redémonté pour le transport à Fort St John, fixé à lundi. Il aurait été possible de partir vendredi mais je n'avais ni envie ni nécessité de me presser et de me priver de ma petite cure annuelle de Whitehorse. Le téléphone satellite est activé et testé, et 80% des achats de matériel à remplacer sont faits. Les courses de nourriture seront réalisées à Fort St John. Le trajet en bus de 1325 km (quand même ! ) dure 17h30. Départ lundi à 14h et arrivée le mardi à 7h30. La pluie s'est arrêtée et il fait majoritairement soleil avec une température agréable.

mardi 16 juin 2009

Arrivée à Whitehorse

Main Street à Whitehorse

Et voilà ! C'est fait, je suis à Whitehorse. Malheureusement la pluie est au rendez-vous alors que, parait-il, il fait soleil depuis 5 semaines. Au programme, pour les 3 jours à venir : achat de matériel à remplacer, récupération de ce qui est stocké ici pendant l'hiver et montage du kayak pour vérifier qu'il est bien opérationnel. Sans oublier quelques bières avec les copains locaux !

mercredi 10 juin 2009

Bison des plaines et bison des bois


Répartition historique des bisons des plaines et des bois

Bison des plaines et bison des bois se distinguent par le pelage et la stature. Le bison des plaines a des touffes de poils sur les pattes, une grosse barbiche, une longue crinière et une cape. Le bison des bois, n'a pas de touffe de poils sur les pattes, et il a une petite barbiche pointue, une crinière et une cape lisse. Le garrot du bison des plaines se trouve directement au dessus des pattes avant, et celui du bison des bois plus près de la tête. Le bison des bois est plus gros que le bison des plaines. Les statistiques relèvent un seul bison des plaines qui a dépassé les 2000 livres (909 kg) alors que plus d'un tiers des bisons des bois mâles excèdent ce poids.Au début des années 1800, on estime que la population de bisons des plaines se situait entre 30 et 70 millions d'individus. De nos jours, il n'en reste que bien peu : Un troupeau de 600 individus dans le parc national Elk Island, à l'est d'Edmonton, un petit nombre dans les parcs nationaux de Prince-Albert (Saskatchewan), du Mont-Riding (Manitoba) et des Lacs-Waterton (Alberta). Aux États-Unis, on compte au total plus de 10 000 bisons des plaines dans les parcs nationaux. Il y en a également 140 000 environ dans des enclos particuliers et les ranchs d'élevage commercial.
L'habitat du bison des bois se situe plus au nord et couvre le Nord de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, une partie des Territoires du Nord-Ouest et de la Saskatchewan. Le bison des bois n'a jamais été aussi abondant que le bison des plaines et n'aurait jamais dépassé 170 000 individus. Actuellement, le troupeau du Mackenzie, près de Fort Providence compte 2000 individus. Le troupeau d'origine, constitué dans le cadre du programme de rétablissement et qui compte 350 individus, se trouve au parc national Elk Island. L'autre grand troupeau, 2000 à 4000 individus selon les sources, se trouve dans le parc national Wood Buffalo et descend d'un stock hybride de bisons des plaines et des bois. Le bison des bois figure sur la liste des espèces menacées du Canada.

dimanche 7 juin 2009

Un cataclysme écologique : Les sables bitumineux

Les sables bitumineux en Alberta

Un sable bitumineux est constitué par le mélange de bitume brut (forme semi-solide de pétrole brut), de sable, d'argile et d'eau. Après extraction et transformation ,on obtient le bitume, qui est un mélange d'hydrocarbures sous forme solide, ou liquide dense, épais et visqueux.

Comme on le voit sur la carte les réserves d'Alberta se situent au sud du lac Athabasca et représentent plus de 300 milliards de barils. Le sable contient en moyenne 11,5% de bitume ce qui implique d'exploiter une quantité gigantesque de sables bitumineux, afin d'obtenir le bitume. Les sables bitumineux sont situés en grande profondeur, il faut tout d'abord raser toute la forêt boréale, puis extraire la matière première à 50 mètres environ. Les sables bitumineux sont ensuite extraits à ciel ouvert.

En Alberta, cette forme d'extraction, là où elle est faite, détruit complètement la forêt boréale. Des centaines de km2 de territoires sont dévastés. En rasant la forêt boréale et en détruisant le sol, il y a destruction des ingrédients biologiques essentiels à la vie de la forêt boréale. De plus, l'extraction dégage des agents polluants, tel que le méthane. La forêt boréale est composée de tourbières, qui sont des réservoirs naturels de dioxyde de carbone. En détruisant la forêt, on détruit ces tourbières, ce qui engendre une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. L'extraction d'un seul baril de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta génère plus de 80 kg de gaz à effet de serre ainsi que des gaz très nocifs, tel que l'anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l'acidification des lacs et des forêts. En 2003, l'Alberta a été nommée capitale de la pollution atmosphérique du Canada avec une génération de plus d'un milliard de kilogrammes d'émissions de gaz à effet de serre.

http://www.recherche.uottawa.ca/perspectives/10195

En produisant un baril de pétrole extrait des sables bitumineux, on génère trois fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que la production d'un baril de pétrole classique.

lundi 1 juin 2009

La faune

Bison des bois

Sans faire un inventaire complet de la faune, ce qui serait bien long, signalons malgré tout parmi les mammifères, à proximité des rocheuses le Grizzli et le wapiti, puis, sur le reste du parcours, l'ours noir, l'orignal, le cerf mulet, le coyote et le loup, le lynx, la martre, le carcajou, le renard, le castor et lièvre d'Amérique. Mais surtout, la partie nord est le domaine des troupeaux de bisons des bois, légèrement différents de leurs cousins des plaines. Brun foncé, il possède une tête massive ornée d'une barbiche et une bosse proéminente sur les épaules :
Hauteur au garrot : 1.62-1.82 m

Longueur: 2.4-3.9 m

Poids : mâle 640-910 kg / femelle 490-570 kg

Il ne faut pas oublier non plus les espèces d'oiseaux comme la grue du Canada, le faucon, l'aigle et la chouette. La zone humide qui se trouve à proximité du lac Athabasca ainsi que dans le delta de la rivière des Esclaves sont les domaines d'une multitude d'espèces d'oiseaux d'eau. Le parc Wood Buffalo protège les derniers vestiges d'aires de nidification à l'état sauvage de la grue du Canada, espèce en danger de disparition, de même que certains sites de nidification du faucon pèlerin, espèce menacée. Pour terminer, la partie de la rivière des Esclaves située entre Fitzerald et Fort Smith abrite une aire de nidification du Pelican blanc d'Amérique. Cette zone est malheureusement pratiquement infréquentable car elle abrite une longue zone de rapides hors de portée du kayakiste ordinaire.