
En effet comme l'a dit l'interprète de mes messages par téléphone satellite, je suis bien arrivé hier soir à Fort Vermilion. J'en profite pour remercier Marité de permettre ainsi à la famille et aux amis de savoir ce que je suis devenu.
Cette rivière m'a vraiment étonné, car celles que je descends habituellement partent beaucoup plus au Nord et traversent rarement des zones habitées, voire souvent pas du tout. Je craignais donc, en particulier pour la partie Fort St John - Peace River, de ne pas y trouver l'ambiance recherchée. Très curieusement il n'en a rien été, sauf en quelques points, tel un lieu dit "Many Island" où la présence d'un point de mise à l'eau m'a valu une heure de voisinage de bateaux pétaradant et générateurs de vagues. Pour ce qui est des rencontres de canoes, exclusivement un canoe le deuxième jour, et, avant Dunvegan un groupe de deux canoes avec chacun un couple et un enfant à bord. Plus aucun autre plus loin. Peut-être est-ce différent pendant le mois d'août, mais je n'en ai pas l'impression. Par contre, si certains lecteurs de ce blog ont envie de réaliser cette descente, il serait bien de ne pas attendre trop longtemps car je pense que l'argent du gaz et du pétrole va très vite modifier la situation. À ce sujet, St John et Peace River dotés chacun d'un puit de pétrole, permettent de voir ce qu'il faut craindre pour les zones arctiques situées plus au Nord. En effet, si, en tant que tel, un puit est une nuisance très limitée dans l'espace, ce qui est redoutable, ce sont les modifications induites : afflux de population, ouverture de routes et de pistes et leur lot de chasseurs et autres visiteurs pas toujours respectueux de l'environnement. Il y a aussi la pollution, certainement plus étendue que celle, visible, de la proximité immédiate du puit.
Le premier objectif est en tout cas déjà atteint, descendre une rivière qui démarre en zone habitée pour remonter lentement vers le Nord à l'occupation très faible. Cette rivière est du reste l'une des voies historiques de la "conquête" du Nord Canada par les blancs.
Une autre surprise, je l'ai déjà indiquée dans des messages précédents, la faune est incroyablement riche. Chaque jour, plusieurs rencontres proches avec la faune sauvage. Je crois qu'il s'est passé une seule journée où je n'ai rien vu.
Au programme maintenant :
- Remettre en état matériel et vêtements maculés de boue des 3 derniers jours.
- Rencontrer les rangers du Wood Buffalo pour vérifier que le "Bouiller Rapid" situé avant Peace Point est bien facilement navigable rive gauche. Je vais aussi discuter avec eux de la zone Peace point - Fitzerald (sur la Slave River), mais sans me faire trop d'illusions car à l'unanimité de ceux à qui j'en ai parlé et ont des infos ou connaissent, si ces rapides sont passables, c'est risqué de le faire seul dans un kayak de rando chargé, ne serait-ce qu'en raison des blocs rocheux. Mais en dernier ressort, c'est l'opinion des rangers que je suivrai car ils connaissent véritablement et sont habituellement très objectifs.
- Il me faut aussi trouver quelqu'un à Fort Vermilion qui accepte de faire le taxi en 4 x 4 sur la piste qui contourne les deux chutes en aval du village.
- Il faut aussi reconstituer le stock de nourriture.
Et puis... me la couler douce ! A ce propos, petit message personnel à Gilles : Ca y est, je l'ai eu mon cheese burger ! En espérant que Jean-Pierre Coffe ne lit pas ce blog, ce qui serait vraiment surprenant...
À plus tard pour d'autres infos et bon Week-end !
Cette rivière m'a vraiment étonné, car celles que je descends habituellement partent beaucoup plus au Nord et traversent rarement des zones habitées, voire souvent pas du tout. Je craignais donc, en particulier pour la partie Fort St John - Peace River, de ne pas y trouver l'ambiance recherchée. Très curieusement il n'en a rien été, sauf en quelques points, tel un lieu dit "Many Island" où la présence d'un point de mise à l'eau m'a valu une heure de voisinage de bateaux pétaradant et générateurs de vagues. Pour ce qui est des rencontres de canoes, exclusivement un canoe le deuxième jour, et, avant Dunvegan un groupe de deux canoes avec chacun un couple et un enfant à bord. Plus aucun autre plus loin. Peut-être est-ce différent pendant le mois d'août, mais je n'en ai pas l'impression. Par contre, si certains lecteurs de ce blog ont envie de réaliser cette descente, il serait bien de ne pas attendre trop longtemps car je pense que l'argent du gaz et du pétrole va très vite modifier la situation. À ce sujet, St John et Peace River dotés chacun d'un puit de pétrole, permettent de voir ce qu'il faut craindre pour les zones arctiques situées plus au Nord. En effet, si, en tant que tel, un puit est une nuisance très limitée dans l'espace, ce qui est redoutable, ce sont les modifications induites : afflux de population, ouverture de routes et de pistes et leur lot de chasseurs et autres visiteurs pas toujours respectueux de l'environnement. Il y a aussi la pollution, certainement plus étendue que celle, visible, de la proximité immédiate du puit.
Le premier objectif est en tout cas déjà atteint, descendre une rivière qui démarre en zone habitée pour remonter lentement vers le Nord à l'occupation très faible. Cette rivière est du reste l'une des voies historiques de la "conquête" du Nord Canada par les blancs.
Une autre surprise, je l'ai déjà indiquée dans des messages précédents, la faune est incroyablement riche. Chaque jour, plusieurs rencontres proches avec la faune sauvage. Je crois qu'il s'est passé une seule journée où je n'ai rien vu.
Au programme maintenant :
- Remettre en état matériel et vêtements maculés de boue des 3 derniers jours.
- Rencontrer les rangers du Wood Buffalo pour vérifier que le "Bouiller Rapid" situé avant Peace Point est bien facilement navigable rive gauche. Je vais aussi discuter avec eux de la zone Peace point - Fitzerald (sur la Slave River), mais sans me faire trop d'illusions car à l'unanimité de ceux à qui j'en ai parlé et ont des infos ou connaissent, si ces rapides sont passables, c'est risqué de le faire seul dans un kayak de rando chargé, ne serait-ce qu'en raison des blocs rocheux. Mais en dernier ressort, c'est l'opinion des rangers que je suivrai car ils connaissent véritablement et sont habituellement très objectifs.
- Il me faut aussi trouver quelqu'un à Fort Vermilion qui accepte de faire le taxi en 4 x 4 sur la piste qui contourne les deux chutes en aval du village.
- Il faut aussi reconstituer le stock de nourriture.
Et puis... me la couler douce ! A ce propos, petit message personnel à Gilles : Ca y est, je l'ai eu mon cheese burger ! En espérant que Jean-Pierre Coffe ne lit pas ce blog, ce qui serait vraiment surprenant...
À plus tard pour d'autres infos et bon Week-end !